Aristide Briand et la liberté de conscience
«La politique est l'art de concilier le désirable avec le possible» disait Aristide Briand. Sur le site de l’Assemblée Nationale, aux fins commémoratives de la loi du 9 décembre 1905 entérinant la séparation des Églises et de l'État, on peut lire l’intégrale de son rapport (pdf) présenté devant la commission chargée d’examiner le projet de loi. Dans son introduction, il donne une idée éclatante de ce qu’était la puissance matérielle de l’Eglise, rappelant qu ‘en 1778, 130 000 ecclésiastiques possédaient le 1/3 de la fortune de France et retrace l’histoire du clergé, des clergés, depuis les mérovingiens jusqu’à Mirabeau qui martelait que la Nation a le droit de détruire les corps, comme elle a eu celui de les établir et qu’il n’est aucun acte législatif qu’elle ne puisse révoquer, qu’elle peut changer, quand il lui plaît, les lois, sa constitution, son mécanisme.
Passionnant. Tout y passe, l’histoire des concordats, le budget des cultes catholique, protestant et israélite et cette conclusion : en faisant cesser, par la suppression du budget spécial, toute contrainte pour les citoyens de participer de leurs deniers, sous la forme de l’impôt, à l’entretien du culte, il consacre la liberté de conscience dans la réalisation d’un de ses principes essentiels.

Cent après, un type, sur Ebay, met en vente le caca officiel de Louis XVI avant sa mort. On aurait pu s’en passer.
Cent après, je vote pour le PlébéienBleu...