Je suis cerné, recroquevillé, calfeutré, bayonné ! Tous mes amis vont dire non et semblent enfin tenir ce bras dhonneur auquel ils rêvent (et moi aussi
) depuis longtemps, même ceux qui navaient pas de carte délecteur le 21 avril et qui sont partis manifester subitement ce jour là.
Ce jour là, je me rappelle, on a tous décroché le téléphone, on était prêt... Prêt à tout, solennellement, prêt à barrer la route à la honte, on aurait pris le train comme de bons vieux partisans et on aurait empêché ce type, par quelques moyens que ce soient, de rentrer à lElysée. La Révolution ! La goutte deau qui faisait déborder la gauche
Et puis il y a eu le réveil des élections régionales, un espoir
Très vite raffarinisé.
Et puis voici ce Traité Constitutionnel. On me tance, on me défie, on parle à ma place, on minterroge. Lui, c'est sûr, il va dire non. Jécoute, jentends ce bordel. Et toujours ce Le Pen qui nintervient même plus puisque on fait le travail à sa place... Trop fort. Je lai lu cte Constitution. Oh, pas en entier, je te laccorde mais suffisament pour comprendre que tous les arguments du NON sont intellectuellement savoureux, séduisants, bien ficelés, populistes à souhait, à coups de plombier polonais et autres turcophobies. Sorry, cest pas ma tasse de thé. Je vais dire OUI, il ny a pas photo. Jai trouvé la campagne du NON formidable, vigoureuse et pleine despoir pour 2007, pour la gauche, jentends. Elle ma donné espoir que toutes ces protestations puissent nous réunir pour virer le guignol actuel et son pire successeur. Et on pourrait faire la même chose à Bayonne ! Mettre de côté nos petites merdes persos, conserver cette saine critique et tenter de passer de la contestation à laction, cest ça le plus dur, réussir lunion et la construction dune alternance.
Bref, je sens que Le Pen va me faire vomir dimanche soir, jai la nausée, rien que décrire son nom.
Et le petit sourire de Bush va bien ménerver aussi
Faut pas se tromper délection. Pour lEurope, cest au Parlement Européen que ça se jouera, cest là quil faudra envoyer les bons représentants et faire valoir ses convictions.
Et on en a de bonnes, avec de vraies valeurs ! De belles utopies réalisables que nous envie le monde entier, daprès ce que jai lu et entendu.
OUI, battons nous.
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