Dimanche 21 octobre 2007
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C'est, à mon sens, un vrai scandale d'opinion. Dans les billets précédents (lire dans l’ordre Qui croire ?
et Bouche cousue) je m’interrogeais sur le contenu de l’interview donnée à Sud Ouest par le député-maire de Bayonne, Jean Grenet, qui
distillait aux électeurs de sa circonscription ses leçons de modération politique et d’éthique à propos de l’amendement ADN Mariani.
Il s’avère (lire ici), au mieux, que le député Grenet était absent de l’Assemblée Nationale lors
du scrutin ! Au pire, qu’il aurait pu voter pour…
Il s’agit donc d’une ahurissante imposture !
Duperie sur l’agenda, duperie devant tou(te)s les bayonnais(e)s et plus largement devant tous les électeurs de la circonscription, sur la réalité de son action politique.
On ne peut pas en vouloir au quotidien Sud Ouest qui a recueilli de bonne foi les propos du parlementaire sans avoir vérifié son planning : ce sont quand même les paroles d’un député, un
représentant de la Nation ! Mais on peut a minima sommer Mr Grenet de s’expliquer publiquement et attendre de la presse qu’elle le convie au plus vite.
Et pas de nous expliquer qu’il a pris en catastrophe un billet TGV pour se rendre au vote solennel mardi prochain ! Ni d’accuser le journaliste ou de convoquer d’urgence un aréopage de
linguistes. La réponse à la première question est, a posteriori, somptueusement boisée, ce pourrait être une défense ; mais l’énoncé de la seconde question est sans ambiguité :
pourquoi avez-vous voté contre l'amendement ?
Quand on dupe publiquement l’ensemble des électeurs, de son bord comme de son opposition, et les medias, tout à coup pris au piège, dans une entrevue phare qui aborde également la candidature du
maire-député aux prochaines échéances municipales, il faut rendre des comptes et en tirer les conséquences. Cet entretien est vraiment à relire jusqu’à la dernière ligne. Quelle fable !
Il faut aussi rappeler, cela revient comme un boomerang, que Mr Grenet pour se faire réélire fut contraint dans ses tracts de campagne de faire son bilan en ces termes : « un député
efficace c’est plus de 1 000 rendez-vous », et pour cause, les registres de l’Assemblée Nationale ne comptabilisaient qu’un total de 4 présences depuis 2004 jusqu’à sa
dernière réélection…
Cette affaire est particulièrement intolérable. Quelle crédibilité accorder au député bayonnais ? Quant à sa candidature à sa propre succession aux municipales, qui peut encore croire
à une seule de ses affirmations ? Sommes nous des jambons ?
L’auteur de ce blog est écoeuré, se met en grève citoyenne illimitée et soutient les medias dans leur quête de vérité. Plus aucun billet n’y sera publié tant que la presse ne nous aura apporté
les éclaircissements légitimes. C’est vraiment lamentable… Voilà à quoi conduit le cumul des mandats.
Les commentaires restent ouverts. Soyez modérés dans vos propos, ayez l’élégance, c'est peut-être mon dernier post, ça se mérite des vacances. Bloguer plus pour informer plus. Ikus
arte.
Par Moris Dia
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Vendredi 19 octobre 2007
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Je reviens vite fait sur les deux billets intitulés "Qui croire ?" et "Bouche cousue". Voici le détail du scrutin N°30 dans le cahier annexe du compte rendu intégral de la 5ème séance du 19 septembre
2007, il est consultable à l'adresse suivante :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/cri/2006-2007-extra2/cahiers/c20072005.pdf
Se rendre page 15 et voir le détail du vote du groupe UMP :
Pour : 90 membres du groupe, présents ou ayant délégué leur droit de vote.
Contre : 3. – MM. Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et Etienne Pinte.
Abstentions : 4. – MM. Benoist Apparu, Jean-Claude Lenoir, Jean-Frédéric Poisson et Mme Marie-Jo Zimmermann.
Non-votant : M. Bernard Accoyer (président de l’Assemblée nationale).
Il s'agissait d'un scrutin public, c'est à dire (si j'ai bien compris * )
1) qu'on ne peut voter CONTRE qu'à condition d'être présent.
2) que si on a voté CONTRE, qu'on s'est abstenu ou qu'on est non-votant son nom apparaît sur l'analyse officielle du scrutin.
Donc, première conclusion : soit Mr Grenet a voté pour, soit il était absent.
Je repose maintenant ses déclarations à Sud Ouest :
SO : Quel a été votre vote sur cette question qui concerne les immigrés souhaitant bénéficier du regroupement familial et qui a provoqué beaucoup de réctions dans le pays ?
JG : Je n'ai pas voté cet amendement sur les tests ADN. C'est bien la preuve qu'un député peut garder sa liberté et même qu'il le doit.
SO : Pourquoi avez-vous voté contre l'amendement ?
JG : Je pense que dans cette affaire comme dans d'autres, on peut partir d'un bon sentiment mais je pense aussi qu'il faut être prudent avec l'outil que l'on met dans la caisse à outils. Je
suis attentif aux questions touchant à la biogénétique. Il était donc tout à fait naturel que je le sois avec ce vote.
Cela me paraît assez limpide.
Je reviens faire mes commentaires demain.
[Edit] * : ce n'est pas super clair. Car les srutins N° 26 et 27 (page 14) apprennent que 5 députés de l'opposition ont délégué un droit de vote CONTRE. Les noms n'apparaissent pas mais on sait
au moins qu'ils sont 5 "présents ou ayant délégué" à avoir voté CONTRE.
Dans le scrutin N°30, on sait, par défaut, qu'aucun député UMP n'a délégué de droit de vote CONTRE. Tous ceux qui on voté CONTRE étaient présents.
Conclusion la plus probable : l'absence. Ou le vote POUR si jamais tu merdes ta procédure de délégation.
[voir aussi ] : le mode de votation
Des commentaires plus experts
seraient éclairants.
Par Moris Dia
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Vendredi 19 octobre 2007
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Vous en savez un peu plus, vous, sur la présence ou pas de notre député à l’Assemblée Nationale le 19 septembre dernier ? Cela n’intéresse personne ? Tout est
normal ? Je peux aller ouvrir un blog sur les coccinelles à la Plaine d’Ansot ?
Rappel des informations visibles sur le web dans ce billet du16 octobre.
Oh bien sûr, à couvert, on en parle, l’information circule, on grommelle. P’têt’ ben qu’oui, p’têt’ ben qu’non. J’aimerais bien savoir, quand même. Ce
qu’a affirmé mon député à Sud Ouest sur son travail parlementaire à propos de l’amendement ADN me touche en tant qu’électeur de la circonscription, en tant que bayonnais et en tant que lecteur de
la presse. Les élections municipales approchent ; le papier dans Sud Ouest en parlait également. Les propos du Député-Maire mixaient habilement ses activités parlementaires et
municipales.
J’ai toujours un doute. J’ai du mal à croire qu’aucun media, qu’aucun parti politique ne soit en mesure d’apporter une réponse, qu’ils se taisent. J’aimerais bien savoir, quand
même.
Par Moris Dia
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Mardi 16 octobre 2007
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Projet de loi relatif à la maîtrise de l'immigration, à l'intégration et à l'asile : toujours beaucoup d’interrogations et de combats contre l’amendement (N° 36, sous-amendé N°274) Mariani et les tests ADN...
Dans une interview récente à Sud Ouest le député de la
circonscription bayonnaise affirmait : « Je n'ai pas voté cet amendement sur les tests ADN. C'est bien la preuve qu'un député peut garder sa liberté et même qu'il le doit ». A la
question suivante (pourquoi avez-vous voté contre l'amendement ? ), il justifiait : « je pense que dans cette affaire comme dans d'autres, on peut partir d'un bon sentiment mais je pense
aussi qu'il faut être prudent avec l'outil que l'on met dans la caisse à outils. Je suis attentif aux questions touchant à la biogénétique. Il était donc tout à fait naturel que je le sois avec
ce vote ».
Jusque là, tout semble clair. Mais il y a un doute…
Le député Grenet était-il réellement présent à l’Assemblée Nationale pour ce vote ?
Sur le site de l’Assemblée Nationale, à la journée du 19 septembre 2007,
les scrutins 29 et 30 mentionnent la présence de 140 députés pour le premier et 142 pour le second.
Sur le site mon-député, qui suit minutieusement l’activité parlementaire de chaque élu, les scrutins 29 et 30 sont archivés.
Mon-député indique bien le même nombre de votants, d'abstentions et le chiffre des non-votants. Il détaille également le vote par groupe et mentionne en LETTRES CAPITALES les cas
particuliers de députés n’ayant pas voté comme leur groupe. Nulle part n’apparaît le nom de Jean Grenet. Une recherche
par nom de député indique même que le député de la circonscription n’a été présent en séance que trois fois depuis le début de la XIIIème législature, ce qui confirmerait la poursuite de
son activité fantôme de la législature précédente.
Qui croire ?
Le journaliste de Sud Ouest qui a sans doute vérifié les affirmations du député bayonnais ?
Le site mon-député qui semble pourtant tenir à jour sa base de données ?
[ ? ] Si vous savez, faites le nous savoir.
Il faut être de plus en plus fûté pour comprendre la rhétorique politique, dissocier le message de fond de la réalité de l'action, reprendre mot pour mot, rester empirique jusqu'au
bout, ne jamais conclure, je ne sais plus...
Par Moris Dia
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Mardi 9 octobre 2007
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Signalé oralement parce qu'aucun moteur de recherche n'avait encore pu le visiter (!) : le blog politique d'Yves
Ugalde, candidat aux élections municipales bayonnaises. En commentaires du premier billet du 7 juillet, la déclaration de candidature. Une seule catégorie : "Général", un fil RSS, des
commentaires ouverts et un dernier billet datant du 15 septembre.
=> fil RSS rajouté au fil d'infos permanent de la Bar Baiona (fil de blogs politiques
locaux).
Par Moris Dia
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Vendredi 7 septembre 2007
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Par Moris Dia
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Vendredi 24 août 2007
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L'hyper vacancier à 44 000 € rendra une visite éclair à l'hyper commissariat de Bayonne puis filera du côté de CRS city pour un déjeûner aux anchois...
[Edit) : j'aime assez la reprise, dans de nombreux journaux, de cette tournure, légère : première étape d'un déplacement consacré à la lutte contre le terrorisme, la pêche et le
tourisme... !
Par Moris Dia
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Jeudi 26 juillet 2007
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[via la CCI] : une étude à consulter (pdf) sur les besoins de main d'oeuvre au Pays Basque en 2007. A se mettre sous la dent, au choix : BTP ou tourisme. Peu d'avenir en dehors.
Par Moris Dia
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Jeudi 28 juin 2007
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D’une escapade de deux jours chez des amis rétais purs et doux je rapporte quelques similitudes entre rétitude et basquitude. Sur l’Ile de Ré, les insulocrates estiment qu’il ne resterait qu’entre 125 et 165 hectares constructibles dans les dix villages de l’île, de quoi créer 2 000 résidences, peut-être un peu plus. Sachant que le « restant à bâtir » vaut 750€ le m², l’enveloppe du « restant à se foutre dans les fouilles » dépasse le milliard d’euros ! Bilan : tes questions sur le métabolisme des moules du pertuis n’intéressent plus personne. Le vocable patrimonial est devenu indispensable pour participer à une conversation. Pas eu le temps d’auditer les pages jaunes mais le nombre d’agences immobilières par habitant approche sans doute les records. Naturellement, l’île a voté Sarko à plus de 60%, au service des droits de succession, des déductions d’emprunt, etc : ici, tout ce qui est abattement a valeur de motivation. Tu dis abattement et le moindre buveur de Ricard en sandalettes, tee-shirt sans manches et pantacourt se mue en chef de ghetto chantier.
Les vrais abattus, psychologiquement, sont les rétais de souche (identifiables à leurs chaussettes, pantalons longs et chemises à manches longues) qui se lèvent tôt depuis plusieurs générations, songent à murer leurs champs de patates, pillés régulièrement, et te déconseillent de bouffer des huîtres, le regard vague : « elles sont un peu grasses ».
Le tableau paraît noir. Tu penses alors que ce n’est pas en 48 h que tu pourras percer le grand mystère du Coefficient d’Occupation des Sols. Mais dans l’intimité des « manches longues », la parole se libère. On te fait goutter une cuvée de pineau sans étiquette. Tu salives. Puis tu sors ta bouteille de Patxaran. Tu glisses une fiole de gelée de piments sur la table. On commence à parler mur à gauche et rose trémière. La confiance s’établit. Les regards brillent.
Le lendemain, je déambule dans la brocante du village et reconnais un des « manches longues », rencontré à l’apéro. Il me fait signe. Je le suis sans un mot. Il me conduit discrètement dans un dédale de chais et me présente la Chef des réseaux de la résistance locale : « Robe Longue ». On s’échange des adresses de blogs. On parle mur à gauche et rose trémière. Je voudrais des graines pour semer dans tout Bayonne. Je dis Baiona, Robe Longue me répond "Réta" et me remet, malicieuse, des échantillons d’un tout nouvel autocollant. Je le découvre, stupéfait. Sur fond de carte de l’Île de Ré, est inscrit en haut : TEPARETARAK et en bas, TERETARAKOSSI ! C’est signé « canal hypocrite », un mouvement naissant de résistance par la dérision. Nous nous saluons et m’engage à les distribuer au prochain « Carnet bayonnais » (c’est ce soir, à Bayonne, à partir de 19h30 au Cinéma l’Atalante) !
[Vocabulaire – Tepa : tu n’es pas. Reta : habitant de l’Île de Ré. Rak : impératif du verbe payer. Ossi : pareil]
Par Moris Dia
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Publié dans : Politique
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Jeudi 14 juin 2007
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A Grenoble, le député sortant, devenu UMP dissident, qui affronte le candidat officiel Alain Carignon (29 mois de prison) résumait amèrement, sur France Inter, ce matin : « en cette période, même une chèvre avec une étiquette UMP se ferait élire à l’Assemblée Nationale » !
Non moins dépités, les candidats d’opposition de la cinquième circonscription des Pyrénées-Atlantiques ont dû recevoir, comme moi, le dernier tract du député sortable Jean Grenet, dans lequel, à quelques heures du second tour, il livre enfin le contenu de son agenda législatif en forme de bilan : 1000 rendez-vous !
Cette information chiffrée est tellement énorme, que je m’y arrête à nouveau.
Nul doute qu’elle constitue une des raisons majeures du refus brutal de débattre publiquement avec son opposant Jean Espilondo.
Le boulot de cinq ans d’un député consiste essentiellement à produire des rapports parlementaires, à rédiger des propositions de loi, à débattre, à assister aux séances de l’Assemblée Nationale, le tout pour un peu plus de 5 000 € net par mois.
Imaginons les séances acharnées de travail du staff de campagne de Jean Grenet au moment de rédiger son tract de second tour et tenter d’y faire figurer un bilan réel…
Pas simple mais si facile à la fois...
Par Moris Dia
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