Jolie lumière, température idéale, ça afflue.
Dans quelques heures, ce mur du Petit Bayonne
sera le plus grand mur à pipi du monde.
On a beaucoup fait pipi... Mais bon...
Comme il a beaucoup plu-plu aussi,
ça a pas mal dilué.
Pensée pour les campeurs et les campeuses.
[Par zastaba] : les trois webcams de Bayonne sur une seule page.
Break de 2 jours. Départ pour Léon. Retour dimanche midi. N'hésitez pas à m'envoyer vos photos de Fêtes (mon email en colonne de gauche),
même surtout les plus tordues (je masquerai les visages), je pourrais bien les publier...
Le JPB révélait samedi (deux derniers paragraphes) le barrage organisé par la municipalité pour déjouer toutes tentatives de critique envers les Fêtes de Bayonne. Secours plus autorisés à communiquer des informations à la presse. Interdiction de parler des sujets qui fâchent. Cellule sécurité injoignable. Remontrances sytématiques envers les journalistes et on en passe. Une véritable caricature ! Mais enfin ? ! Nous sommes des festayres, pas des veaux ! Nous circulons, nous participons, nous témoignons les uns les autres, nous assistons, nous voyons. Bien entendu, nous nous réjouissons des bons côtés de la fête ; notre plaisir est de festoyer, de faire des rencontres, de contempler notre ville magnifique, d’assister aux spectacles. Mais, John, bon sang, tu le sais (on se tutoie chez les blogueurs), toi qui est premier magistrat, avec plus de 200 000 personnes par jour, il est difficile d’empêcher tous les débordements. Il est possible que tu ne circules guère en espadrilles après 22h dans les ruelles qui pissent. Mais tu devrais. Déguise toi et fonds toi dans la foule. Cela t’inciterait à trouver des solutions pour nos vessies. En Allemagne, par exemple, ils installent de longues gouttières un peu partout sous de petits barnums très mignons ; c’est propre, hygiénique et super efficace. Mets toi à ma place, John… Dimanche soir, je me suis fait pisser dessus, au comptoir du Trinquet Saint-André, au moment même où je commandais une bière… J’étais pas fier. Tu ne l’aurais pas été non plus. J’ajoute que ces barnums à pipi constitueraient de solides remparts contre le tagging sauvage (c’est vraiment un phénomène qui a pris de l’ampleur cette année). Je ne sais pas si tu as vu les façades d’Elkar, ça fait mal. Et je peux te dire qu’on nageait dans le pipi à cet endroit.
Et puis cacher quoi, pourquoi ? Il faut faire face. C’est le B-A-BA des relations presse. Rends toi compte que, chaque année, avant, pendant et à l’heure des bilans, c’est le même foutoir. Depuis 1881, le journaliste est libre. Il veut tout savoir. Les bons et les mauvais côtés. Si, par réaction instinctive, tu fais de la rétention d’informations voire, tu lui hurles dessus, c’est la cata assurée. Il focalise encore plus sur tes travers et zappe tout ce que tu aimes. Alors qu’il y a tellement de belles histoires à raconter, je te l’accorde. Sur l’organisation même de ces fêtes : soulignons le travail faramineux des services de nettoyage tous les matins, ç’est impressionnant, tu les féliciteras. Sur les bandas, les penas, des tas de belles histoires.
Bref, l’année dernière, il y avait eu cette mauvaise phrase sur le string (booouh… je te dis pas… c’est mon billet record en fréquentation). Cette année, on apprend que deux viols sordides ont été commis au matin de la dernière nuit, plus une rixe au couteau. Naturellement, nous sommes horrifiés. Mais le plus ahurissant c’est, encore une fois, cette communication si mal maîtrisée, avec l’adjoint à la sécurité qui souligne dans Sud Ouest que les faits « se sont tous produits, au petit matin lorsque l'heure légale de fermeture des Fêtes est largement passée ». Du coup, je te le dis, tout le monde a bondi. On ne comprend pas. On interprète mal. J’imagine (le contraire me paraîtrait impensable), j’espère, que cette phrase doit être replacée dans son contexte et qu’elle ne signifie pas un dédouannement réflexe de la municipalité (c’est ce que les lecteurs ont compris). Du coup, ça hurle dans les blogs et les filles sont folles de rage aujourd’hui. Elles se demandent tout à coup si la fermeture légale correspond à une fin de surveillance ? D’autant, que béret sur l’Léon, ce matin, elles apprennent par la presse, que l’année dernière ce ne sont pas zéro ni même deux viols, mais cinq qui se seraient produits (cinq plaintes enregistrées) ? ! Folles de rage, je te dis, elles sont rrrremontées, je n'ai jamais vu ça !
Diaaa, John, arrête ce cinéma d’autosatisfaction, reviens à la réalité, ce n’est pas à toi perso que les journalistes en veulent, oublie ton ego, utilise ton droit de réponse pour corriger ce qu’il y a à corriger et rétablis la transparence, c’est le minimum.
Chié, d’écrire un billet pareil.
Rassemblement du collectif contre les violences sexistes, devant la Mairie de Bayonne, ce soir à 18h30.
[Lire aussi dans le JPB]
Masquer d'éventuelles défaillances par le secret est un véritable anachronisme. L’information finit toujours par être révélée. Dans les écoles de communication, la maxime du Cardinal de Retz, « l’honnêteté est l’habileté suprême » est inscrite au fronton de toute communication de crise.
Vues les réactions aux annonces faites dans la presse quotidienne sur les drames post-festifs, on comprend maintenant qu’il n’existait guère d’issue, en terme de communication, que de noyer le poisson. C’est gros, c’est très gros et cela met mal à l’aise. Dernier acte, lu dans la presse ce matin, le Maire, Jean Grenet, a confirmé les propos de son adjoint à la sécurité, par le dédouannement, en insistant sur le fait que « ces viols ont été perpétrés en dehors du temps de la fête et de son périmètre » et qu’il « est vraissemblable que les responsables ne sont pas d'ici et plus ici à cette heure ». Le message est tordu : ce n'est pas chez nous et ce ne sont pas des gens de chez nous... Erreur fondamentale de communication : plutôt que de s’en tenir aux faits et d’afficher une réaction immédiate, la municipalité botte en touche et sacrément de travers.
Le Maire s’en reprend ensuite aux medias (son leitmotiv) qui assurent selon lui une contre-communication excessive : « quand j’écoute la télé et la radio, j’ai mal pour ma ville ». Il fustige les journalistes qui produisent « une idée de notre ville qui ne correspond pas à la réalité » et se met à dos la presse qui, depuis des mois, n’arrive pas à obtenir les infos de ses services.
Rappelons que dans le [JPB, 2 août 2006 ], on pouvait lire : « aucun viol avéré n’a été déploré l’an passé pendant les fêtes » et que finalement on apprendra dans la presse, le 8 août, que 5 plaintes pour viol pendant les fêtes 2005 furent déposées. Là, c’est le fiasco : misfit complet entre la communication officielle et les medias. La perte de crédibilité est définitive, quelles que soient les annonces de rattrapage qui seront faites.
Hier soir, le collectif contre les violences sexistes appellait à une manifestation à 18h30 à la Mairie : 80 personnes environ se rassemblaient, encadrées par deux voitures de police.
Ce matin, on apprenait en outre que de nouvelles plaintes pour viol avaient été déposées. Le citoyen, constate qu’on lui avait menti. Le journaliste, tout autant éberlué, doit continuer d’informer ses lecteurs. L’ambiance ne doit pas être géniale dans les rédactions.
Et de relire un article de François Giannoccaro, Directeur de l’Institut des Risques Majeurs, sur la communication en temps de crise (pdf).
Je flippe d'acheter le journal demain matin.
Club de la Presse du Pays Basque
BLOGS BAYONNAIS
7 jours à Bayonne (France Info)
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