Campagne locale - Humilité du colleur d'affiches

Publié le par Moris Dia

[Billet soumis par "Le colleur du coin encollé ! " ] :
Si la politique est un jeu, comme dans tout jeu il faut savoir prendre du plaisir. En ce samedi soir ensoleillé, nous voici partis sur les coups de 20h30 faire le tour de notre quartier afin de profiter à fond des derniers instants militants autorisés par la loi.
Donc, objectif principal de la soirée, couvrir les panneaux avec les bannières de notre camp pour que de bon matin Bayonne sente la rose.
Gaillardement nous attaquons les panneaux d'affichage avec joie et allégresse que nous procurent ces moments, échangeant parfois quelques mots (souvent sympa) avec les badauds.
Après deux heures de labeur, recharge en colle chez mon binôme pour afficher les derniers tracts, puis retour dans notre quartier afin d'admirer notre oeuvre (et boire une bière).
[Un point avant de poursuivre ; nous avions remarqué que les affiches que nous recouvrions allégrement (F.B du béarn) étaient fraichement encollées ; rapidement nous avons compris que ce soir nous n'étions pas seuls...]
Et effectivement nos soupçons s'avérèrent fondés. Débouchant dans notre secteur attribué par notre chef encolleur, nous tombâmes presque nez à nez avec les confrères badigeonneurs du béarnais ex-bégayant. Il s'étaient regroupés afin de terminer leurs jobs. Après un rapide tour d'horizon, nous eûmes la mauvaise surprise de découvrir que nos calicots venaient de subir la dure loi de l'arrachage systématique des petites mains oranges.
Bien sûr vous vous doutez bien notre émoi, deux heures de taf qui tombent au caniveau alors qu'une grillade, qui me fût proposée dans l'après midi, fût repoussée par ma consience militante.
Dare dare sous le coup de la colère nous eûmes la tentation d'arracher les tracts, vengeance primaire et immédiate du colleur en colère, mais rapidement nous remarquâmes que nous étions suivis... et pas par un militant lambda, par un adjoint au maire de Bayonne qui en pince grave pour le gars de Bordères. Aussitôt nous filons vers d'autres lieux afin de continuer notre état des lieux du royal désastre, mais la filature orangiste se poursuit.
Las de ce petit jeu, à 23h15 nous déposons les armes (seau et brosse) et filons siroter une mousse avant d'aller se lover dans les bras de nos tendres et chères.
Minuit passé, bières terminées, nous effectuons un dernier tour dans notre secteur et, oh surprise, l'ensemble des affiches des arracheurs béarnisants ont subi le même sort que celle de notre candidate. Les arracheurs arrachés somme toute ! !
Quelles sont les mains vengeresses, les zorros de chez Decaux qui ont lavé l'affront fait à nos banderolles, nous ne le saurons sans doute jamais....
Voilà j'avais envie de vous faire partager ce petit moment, certes militant, mais pas très développement durable je dois bien l'avouer...

Publié dans Politique

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Allez les bleus 25/04/2007 20:08

Les roses et les oranges parviendront-ils à un accord de non-décollage mutuel ?