Subventions bayonnaises

Publié le par Moris Dia

Je faisais remarquer dans un précédent post que les délibérations du conseil municipal de Bayonne, bien que diffusées sur le site de la Mairie, se référaient systématiquement à des documents annexes, malheureusement non joints à celles-ci. C’est le cas, chaque année, des subventions attribuées aux associations. Voici donc, saisis dans un tableau, les montants respectifs de ces dernières, d’après les documents remis aux conseillers municipaux, portant la mention « projet » et soumis au vote des budgets primitifs 2005 et 2006.
A la fin de ce document, vous trouverez un tableau récapitulatif par « grandes fonctions », qui permet de valider les chiffres présentés en Conseil municipal : le montant total des subventions s’élève pour 2006 à 4 377 511 € (il ne prend pas en compte les subventions aux écoles privées pour la restauration scolaire et les subventions aux établissements publics).
Chacun(e) sera informé(e).   

Il n’est pas toujours évident pour le citoyen moyen de lire un budget municipal. La bonne nouvelle est qu’à partir de cette année s’applique une réforme-phare modifiant la présentation des budgets communaux. Intitulée « instruction M14 », elle vise à adopter un cadre comptable se rapprochant du plan comptable général des entreprises, propice à une meilleure lisibilité et analyse des comptes publics. Du coup, il deviendra plus facile d’étudier les budgets présentés et de se forger une opinion sur les divers aspects d’une politique communale. Reste à se procurer ces documents (on les trouve où ? ) puis retranscrire les budgets des années précédentes au format M14 avant de mesurer les évolutions, d’avancer une analyse financière et se faire une opinion plus juste de la gestion et des programmes présentés par les partis politiques. Je me dis qu’avec l’irruption des blogs citoyens qui témoignent d’une démocratie de plus en plus participative, sera bientôt révolu le temps de la gestion politique à l’ancienne, protectrice de ses petits privilèges, avare en informations et guère encline à se livrer aux critiques, si rares, des medias traditionnels, qui de toute manière n’ont ni le temps, ni ne prennent les dispositions pour présenter au citoyen les constats essentiels, dont je rêve tout haut. Sus aux blogs !

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