500 albums rock... carrément !

Publié le par Moris Dia

Ecouter les 500 meilleurs albums rock de l’histoire, sur internet c’est possible, sur le site d’une célèbre radio roumaine qui n’a pas froid aux bits !

[via guitare.canalblog]

 

 

 

Parenthèse, à propos des Beatles, dont cinq albums sont classés dans les 15 meilleurs titres de tous les temps, une performance est à découvrir : un « mash-up » mix de 40 de leurs meilleures chansons en 3 mn et 34 s ! La news date déjà de Noël 2004 mais les bloggers se refilent l’info et créent des mirroirs partout, en cherchant bien vous avez une chance…

[via Boing Boing]

 

Quand on sait que tout ce bordel est enregistrable grâce à de petits softs très simples à installer, on se demande vraiment quelle crédibilité accorder à toute cette flicaillerie musicale qui nous tombe sur la gueule. On ne sait plus ce qu’on a le droit de cliquer et même plus si on peut encore écrire…

 

De surcroît le recel de liens hypertextes existe en jurisprudence… Sur la newsletter de Murielle Cahen, avocate spécialisée en droit du multimedia, on apprend notamment qu’un internaute qui avait créé un site consacré à la console de jeux Sega Dreamcast a été condamné pour avoir publié dans ses pages des liens renvoyant à d'autres sites proposant le téléchargement illégal de nombreuses contrefacons de jeux de la célèbre marque. La cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal correctionnel en considérant que, même s'il ne proposait pas aux internautes le téléchargement direct de logiciels de jeux contrefaits, cette mise à disposition de liens hypertextes " devait s'analyser en une complicité de contrefacon par fourniture des moyens " (cour d'appel d'Aix-en-Provence, 10 mars 2004). Etablir un lien hypertexte vers un site illicite revient à en cautionner le contenu, voire à s'en rendre complice…

 

Alors faudrait-il d’abord condamner Google, premier recelleur de liens illégaux sur internet ? Que dire de la nouvelle fonction « Auto-Link » intégrée à sa toolbar, qui, sans autorisation de quiconque et surtout pas des webmasters, transforme en hyperliens certains contenus rédactionnels (pour l’instant un code postal ou un identifiant ISBN de livres) ?

De plus en plus de critiques s’élèvent chez les bloggers qui craignent que Google finisse par remplacer son index par une base de données structurée suivant  d’uniques intérêts financiers. C’est comme cela que fonctionne Google : il rachète une petite innovation par ci, l’intègre à sa solution de recherche, accroît du même coup son réseau de liens commerciaux et vend de plus en plus cher ses adwords. N’oublions pas que la quasi totalité du marché publicitaire européen sur internet est détenue par des multinationales américaines. Et que personne ne réagit...

Booouh…

Oh, pour « faire TIC » on sait faire, on a nos petites agences TIC partout, notre Conseil Stratégique des TIC, sorte de plate-forme à copier-coller de lieux communs sur les enjeux majeurs, Strauss-Kahn a son blog, Juppé a ouvert le sien, peut-être pour justifier de son nouveau job de dans un an à 91 700 euros chez les canadiens. Mais le résultat de la vision stratégique européenne de l’information : c’est ZERO, le néant.

 

Booouh, je file au Musée Bonnat, ça va me faire du bien. Il y a une petite salle Rubens où se ressourcer.

 

 

Publié dans Music & Web

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